Villar d'Arène, La Grave et leurs hameaux

La Grave

Située à 1 500 m d'altitude sur un promontoire rocheux qui domine la vallée et classé parmi les Plus Beaux Villages de France, La Grave et ses hameaux est une commune faisant partie du Parc National des Ecrins. http://www.ecrins-parcnational.fr/commune/la-grave
Le village aurait été entouré d'une enceinte fortifiée qui a aujourd'hui entièrement disparu.
Le bourg en a gardé un tissu urbain serré comme l'attestent les nombreuses ruelles dites "trabuc" reliant les demeures entre elles. L’église classée Monument Historique fut édifiée à partir du XIème siècle, et se rattache à l’art roman dit « lombard ». Elle forme avec la chapelle des Pénitents, la cure et le cimetière un bel ensemble avec pour toile de fond les glaciers de la Meije.

Les hameaux

Cinq hameaux dits des « Traverses » surplombent le village à 1800m d’altitude : les Hières, Valfroide, Ventelon, les Terrasses et le Chazelet.
Ils recèlent de nombreuses curiosités patrimoniales : maisons traditionnelles avec leurs galarias, églises, fours banals ou encore greniers en bois sont autant de motifs de promenades.

Les Fréaux, hameau de la commune de La Grave est le premier village que vous découvrirez en arrivant de Grenoble, célèbre pour sa cascade de la Pucelle située en face des habitations.

 

Villar d'Arène

 Du nom romain des « Arènes Hautes » (en opposition aux « Basses Arènes »), le dernier village avant le col du Lautaret s'est renommé Villar d'Arène, gardien farouche de ses traditions séculaires. En ayant racheté un certain nombre de libertés au Dauphiné, les habitants se sont eux-mêmes nommés les « affranchis », un nom mué en « Faranchins » avec le temps.
Villar-d'Arêne est, avec la commune de La Grave, la seule commune du département des Hautes-Alpes située dans la vallée de la Romanche. C'est également la dernière commune située sur le versant Ouest du col du Lautaret.
Située à 1650 mètres d'altitude, la commune comporte deux hameaux, le Pied du Col (1705 m) et les Cours (1779 m).
Villar d'Arêne possède un environnement montagnard exceptionnel au pied des mythiques et prestigieux sommets des Ecrins, et aux portes du Parc National des Ecrins dont elle fait partie. http://www.ecrins-parcnational.fr/commune/villar-darene

Les hameaux

Deux hameaux, Les Cours (sur la route du lac du Pontet) et  Le Pied Du Col (sur la route d'Arsine) , entourent le village et recèlent de nombreuses curiosités patrimoniales : maisons traditionnelles, chapelles, fontaines.
Les hameaux des Cours et du Pied du Col possèdent chacun leur chapelle. A proximité du hameau des Cours se trouve la chapelle Saint-Antoine

 

La tradition du pain boulli ou Pô Buli

Tourtes, ravioles, pompes et autres crozets font partie intégrante des spécialités culinaires, mais c’est surtout le fameux « pain boulli » qui a fait la réputation du village : une fois par an en novembre, on prépare, selon une recette identique, ce pain pétri avec de la farine de seigle et de l’eau bouillante. Villar d’Arène et ses deux hameaux (les Cours et le Pied du Col) ont su aussi préserver leur patrimoine de caractère : le parcours « Au fil des fontaines » et le moulin-écomusée font partie des visites à ne pas manquer. 

Histoire

Malgré la rudesse du territoire, on trouve des traces d'occupation en Haute-Romanche depuis l'Antiquité. Néanmoins, c'est au moyen âge que La Grave s'impose comme le centre administratif et commercial du Haut-Oisans.
Le village aurait été alors la communauté la plus importante de l'Oisans et comptait plus d'habitants que le Bourg d'Oisans! « Neuf mois d’hiver, trois mois d’enfer », tel était le rythme agricole imposé par la rudesse du climat, la saison froide entraînant aussi l’exil des hommes qui se spécialisèrent au fil du temps dans le colportage.

Au second empire

Au second empire, la construction épique de la route du Lautaret rompit l’isolement de la Haute-Romanche, et eut pour double effet d’accélérer l’exode rural tout en amenant les prémices d’un tourisme estival : de nouvelles activités (auberges, maisons de roulage) voient déjà le jour, alimentées conjointement par les voyageurs routiers et les alpinistes qui commencent à s’attaquer à ce massif difficile : La Meije sera le dernier grand sommet des Alpes à être vaincu en 1877. 

Le tourisme hivernal n’apparaîtra que plus tard, notamment avec les premières remontées au Chazelet en 1964, mais le second souffle sera surtout donné par la construction du téléphérique en 1976 : se hisser sans effort pour contempler le panorama à 3 200 m sera fort apprécié par les estivaux, puis plus tard par les skieurs du monde entier.