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Itinérance à travers les Refuges Sentinelles avec Arpentages

Pourquoi voyez-vous la montagne telle qu’elle est maintenant ? Et comment sera-t-elle lorsque vous y reviendrez ? L’itinérance 'Refuges Sentinelles' vous emmène le long d’un voyage de découverte des trésors de connaissances que renferment ces hauts lieux.

 

Vous êtes curieux d’en apprendre plus sur le changement climatique, la biodiversité, l’imaginaire de la montagne ? La vie des glaciers et leur avenir ? De rencontrer des scientifiques passionnés de montagne ? Et envie (bien sûr !) de vous dégourdir les jambes, changer de versant, remonter les torrents ? Alors ce voyage est pour vous ! Venez découvrir de tourisme scientifique dans un cadre exceptionnel et préservé! Et pour les plus motivé(e)s, il est même possible de s’impliquer dans de la recherche participative. Laissez-vous tenter !

JOUR N°1 :
Le départ se fait au Col du Lautaret, avec une première rencontre avec les chercheuses et chercheurs de la station alpine de l'Université de Grenoble. C'est aussi le point de départ des réflexions et débats sur l'avenir de l'espace montagnard, au regard des études scientifiques menées entre autres depuis la station.
Puis nous montons au refuge de l'Alpe de Villar d'Arène, pour notre première nuitée en montagne. L'approche de l'Alpe permet déjà de mettre les connaissances présentes dans le groupe en perspective: le panorama est une véritable exposition des facettes de la pratique de la montagne, ainsi que de l'évolution de ce milieu au cours des millénaires. Ce n'est pas par hasard que l'Institut de Géographie Alpine de Grenoble a choisi ce terrain pour produire deux circuits éducatifs de géomorphologie, pour les adultes et les enfants!
Lors de notre première soirée, Sabine nous racontera sûrement ses expériences de 30 ans de gardiennage en haute montagne...

JOUR N°2 :
Le lendemain nous remontons l'une des trois vallées glaciaires qui arrivent à l'Alpe, en direction du lac du Pavé et de son refuge. L'occasion rêvée de faire le point des nouvelles exigences technologiques en matière d'impact sur l'environnement, mais aussi des défis à relever pour un refuge qui ne dispose pas d'eau courante! C'est aussi l'occasion de changer de sentier: celui-là nous fera entre autres remonter une longue moraine, transition entre la vallée et la haute montagne. Il ne faudra pas oublier de bien lever la tête en montant pour surprendre la faune (à moins que ce ne soit elle qui nous surprenne)!
Le lac du Pavé a de plus été le théâtre de découvertes scientifiques pour le moins surprenantes, que nous entendrons de la bouche de Sophie, la gardienne. Et les impressionnantes faces du Pavé et du Pic Gaspard seront aussi l'occasion d'évoquer un autre volet novateur de la recherche scientifique en montagne: l'écologie verticale. Selon les conditions et la forme, une petite ascension vers le col du Clôt des Cavales ou la brèche des Chamois est envisageable.

JOUR N°3 :
Le troisième jour nous fait redescendre à Valfourche où nous remontons ensuite aux sources de la Romanche, pour bifurquer vers le refuge Adèle Planchard. Sérieux dénivelé ( - 750m et + 1200m sur la journée) pour cette journée qui nous amène à plus de 3000 mètres au pied du glacier qui conduit à la Grande Ruine. Un itinéraire audacieux avec un court passage câblé pour une 'crapahute sans soucis'. Sentinelle de l'évolution de l'alpinisme depuis plusieurs décennies, ce refuge nous parlera des changements de pratiques en haute montagne: qu'en est-il de l'alpinisme glaciaire aujourd'hui? Du permafrost en altitude? Qu'implique le retrait glaciaire pour les courses classiques à partir du refuge?
Puis nous irons rendre visite au glacier, histoire de mettre en pratique nos connaissances nouvellement acquises.. Grotte de glace naturelle et rivière souterraine à la clef! Cerise sur le gâteau: la vue imprenable sur la face nord de la Barre et le Dôme des Écrins, les deux 4.000m du massif, parés de leurs séracs.. De plus, les scientifiques de programme 'écologie verticale' ont récemment cartographié la flore autour du refuge. Topo en main, nous irons débusquer ces Belles dans leurs alcôves de roches.

JOUR N°4 :
Le quatrième jour nous voit redescendre à l'Alpe de Villar d'Arène mais pour séjourner dans un autre refuge, celui de Chamoissière. Ce bijou propose une toute autre ambiance: ancienne bergerie, puis maison de chasseur, il a été entièrement refait avec le matériau disponible autour du refuge, et entièrement à la main, dans les règles de l'art. Les amateurs/trices de travail sur bois seront ravi(e)s de voir les finitions.
Les gardiens ici sont férus d'histoire, et c'est sur ce thème que je vous propose de passer la soirée avec eux.

JOUR N°5 :
Dernier jour: il nous reste à explorer la dernière vallée de cette partie du Parc des Écrins, celle qui monte au col d'Arsine, au pied des Agneaux. Magnifique sommet que nous avons en ligne de mire dès le départ, son glacier a créé un lac qui est lui-même fermé par une imposante moraine. Nous la remonterons depuis le col pour voir de plus près un exemple majeur de la tendance actuelle de la topographie en haute montagne: les glaciers rocheux.
La suite de la journée se passe en détente et descente sur le village du Casset, où dès lors plus rien de nous échappe dans le paysage, et ainsi défilent devant nous les étages alpins. Une fois dans la vallée, nous reprendrons un bus local qui nous ramènera au col du Lautaret, mobilité douce oblige... :-)

 

Overtures :

From 13/08 to 17/08/2022.

 

COVID 19 special device :

Le propre de la pratique de la montagne, c'est l'adaptabilité: le climat change, les glaciers avancent et reculent, les sommets s'élèvent pour s'éroder ensuite... le montagnard est donc quelqu'un qui peut s'adapter à un environnement qui n'est pas contrôlé par l'Homme, qui a ses propres lois. C'est cette capacité d'adaptation dont nous pouvons maintenant profiter dans le cas du COVID-19!

 


05480 Villar-d'Arêne

 

Phone : 06 51 39 42 29